mardi, juillet 20, 2010

«You can’t apply for a credit card Sir you are a foreigner. »

Ca m’a bien fait rire sur le coup, en effet la Chine interdit à ses banques de proposer des cartes de crédit Visa ou MasterCard aux lǎowài / étrangers. Car l’Empire de Mao a bien trop peur que ceux-ci s’évadent avec des crédits vertigineux comme bons nombres de Chinois qui se sont engouffrés dans de nébuleux endettements. A peine arrêtent-ils d’être esclaves d’un régime, qu’ils sont asservis par une banque !

Une autre chose insolite est le seuil demandé pour pouvoir être client « Premier ». En France certains conseillers peu scrupuleux du CIC l’offrent à tout va, certains même sortent un discours commercial à un chômeur dont la logique kafkaïenne fait froid dans le dos « Avec une carte Premier, vous allez pouvoir avoir un découvert autorisé de 3 000 € ». Bref en France, on ouvre un compte et une pluie de cartes de crédits aux plafonds abyssaux s’abat sur vous.

En Chine, c’est tout le contraire –pour les étrangers, les banques se protègent en vous demandant un apport de 15 000¥ à 100 000¥ (15K€ à 100K€) qui doit rester en permanence sur le compte et vous refusent catégoriquement l’octroi au crédit-plastique. On se retrouve donc avec la carte « Kid » qu’on avait à nos 16 ans… 

lundi, juillet 12, 2010

Musik för Måndagar*

*Musique pour les Lundis

Allez on débute la semaine, le jamón ibérico vient de gagner la Coupe, tout comme la canicule sur la météo, donc il vaut mieux mettre son casque et se laisser porter par ces vagues acoustiques, à défaut de taquiner les dauphins.

Maison Kitsuné
We have Band - Honeytrap
Sunday Girl - Self Control
Sebastien Tellier - Roche
Sebastien Tellier - Kilometer
Sebastien Tellier - Look

Pour rester dans le domaine musical, regardez le line-up de malade d'un festival a Tokyo qui tombe pile poil quand j'y serai !

Bon Lundi à mes fidèles lecteurs, c'est a dire les robots de référencement Google ^_^

vendredi, juillet 09, 2010

La France à Domicile

Quand on demande aux français expatriés ce qui leur manque le plus, ils répondent tous à l'unisson : « La bonne bouf' ! » C'est vrai que notre gastronomie est l’une des meilleures au monde et qu'en bons chauvins, c'est bien la première chose a laquelle on pense quand on est nostalgique et qu’on a le mal du pays.

Appel aux expats : Qui n'a jamais eu envie de dévorer vivant un camembert, une bonne tapenade, des bonnes paupiettes de veau ou un délicieux steak tartare ? Et je n’ose même pas mentionner les onctueuses olives de Nice et les succulentes rillettes du Mans… sans risquer de me faire lapider sur la place Tiananmen.

Souvent on se rabat sur l'épicerie expat du coin qui est excessivement chère mais qui nous réconforte tant ! Car partir à l’étranger, épouser les us et coutumes des locaux, ca va un moment.  Pour ma part et celle des expats résidant à Shanghai c'est la superette Cityshop.

Là-bas on retrouve de tout, on se croirait presque en France : des caprices des Dieux, du camembert de Normandie dégoulinant, des tablettes de chocolat Cote d'Or figue amande et même des macarons (Bon pas la Durée mais l'effort est louable) ! Le tout venant tout frais de CDG par les 2 vols quotidiens d’Air France.

Fini les nouilles et la cuisine chinoise, aux chiottes les douleurs intestinales redondantes et bonjour les doux délices du plus connu des péchés mignons. Cependant le passage à la caisse est encore plus douloureux qu'une crampe viscérale : On voit son compte bancaire se faire taillader tel un jambon sur une trancheuse : 12euro LE caprice des Dieux, c'est sur ça coupe la faim des gourmands !

Un nouveau site vient aussi d'ouvrir : www.lafranceadomicile.com, le concept est simple et attrayant, vous effectuez vos courses en France comme à l'étrange, sauf que le prix de l'envoi peut en dissuader plus d'un (8€ le kilo) ! Et je ne parle pas encore des problèmes de douanes :)

mardi, juillet 06, 2010

40 degrés la nuit, 86% d’humidité.

Ça change de Dublin et de ses étés couille-molle avec ses 2 semaines de températures estivales en Mai et son été craintif et toujours décevant. Shanghai l’hiver peut avoir des températures négatives et on maudit le fait qu’un abruti n’ait pas installé de système de chauffage central.


« T’as froid ? Attends l’été et tu verras, tu te sentiras comme dans un four » m’avait lâché un collègue de travail. Il n’avait pas tord.

Shanghai l’été me fait penser à Rio de Janeiro, il fait chaud, excessivement chaud et notre corps devient cette entité moite, collante et molle. Il est impossible de marcher dehors pendant 5 minutes sans que notre hypoderme s’affole et qu’on devienne la nouvelle Vierge Marie de Medjugorje. Bref c’est un calvaire tout autre que j’ai du affronter à Dublin mais bizarrement ça me plait : De pouvoir enfin faire une distinction entre les saisons, même si on tombe un peu trop dans les extrêmes (Ah le climat méditerranéen, le meilleur au monde).

Rien ne vient à bout de cette chaleur infernale, pas même la nuit qui devient tout sauf apaisante et fraiche. On ère dans les rues comme des martyrs d’un climat sadique et déréglé qui prend plaisir à nous faire rôtir. Vis ma vie de poulet dorant au four.

Loué soit la machine à vents frais ! Celle qui par une ingénierie complexe et savante permet d’apporter un peu de Bise chez nous ! Beaucoup d’entre nous se posent souvent la question existentielle « Comment faisions-nous avant Internet, les téléphones portables, les cartes de crédit et Lady Gaga ? ». Permettez-moi d’ajouter la sacro-sainte Climatisation à cette liste.

Comme la plupart des Européens, je suis un activiste anti-clim, avant d’endurer cette fournaise, je ne comprenais pas les gens qui utilisaient à outrance la climatisation, les Américains qui réfrigéraient leur Mall à 12° quand le soleil faisait monter la température extérieure à 32°. Pour moi c’était le moyen parfait d’attraper soit une bonne crève ou soit de finir par croire qu’on était de la bouffe dans un frigo géant.

Après Shanghai, je préfère me croire dans un frigo que dans un four. Il est tout simplement impossible de dormir alors que vous fondez dans votre lit et que vous vous engluez avec vos draps.