mardi, juillet 06, 2010

40 degrés la nuit, 86% d’humidité.

Ça change de Dublin et de ses étés couille-molle avec ses 2 semaines de températures estivales en Mai et son été craintif et toujours décevant. Shanghai l’hiver peut avoir des températures négatives et on maudit le fait qu’un abruti n’ait pas installé de système de chauffage central.


« T’as froid ? Attends l’été et tu verras, tu te sentiras comme dans un four » m’avait lâché un collègue de travail. Il n’avait pas tord.

Shanghai l’été me fait penser à Rio de Janeiro, il fait chaud, excessivement chaud et notre corps devient cette entité moite, collante et molle. Il est impossible de marcher dehors pendant 5 minutes sans que notre hypoderme s’affole et qu’on devienne la nouvelle Vierge Marie de Medjugorje. Bref c’est un calvaire tout autre que j’ai du affronter à Dublin mais bizarrement ça me plait : De pouvoir enfin faire une distinction entre les saisons, même si on tombe un peu trop dans les extrêmes (Ah le climat méditerranéen, le meilleur au monde).

Rien ne vient à bout de cette chaleur infernale, pas même la nuit qui devient tout sauf apaisante et fraiche. On ère dans les rues comme des martyrs d’un climat sadique et déréglé qui prend plaisir à nous faire rôtir. Vis ma vie de poulet dorant au four.

Loué soit la machine à vents frais ! Celle qui par une ingénierie complexe et savante permet d’apporter un peu de Bise chez nous ! Beaucoup d’entre nous se posent souvent la question existentielle « Comment faisions-nous avant Internet, les téléphones portables, les cartes de crédit et Lady Gaga ? ». Permettez-moi d’ajouter la sacro-sainte Climatisation à cette liste.

Comme la plupart des Européens, je suis un activiste anti-clim, avant d’endurer cette fournaise, je ne comprenais pas les gens qui utilisaient à outrance la climatisation, les Américains qui réfrigéraient leur Mall à 12° quand le soleil faisait monter la température extérieure à 32°. Pour moi c’était le moyen parfait d’attraper soit une bonne crève ou soit de finir par croire qu’on était de la bouffe dans un frigo géant.

Après Shanghai, je préfère me croire dans un frigo que dans un four. Il est tout simplement impossible de dormir alors que vous fondez dans votre lit et que vous vous engluez avec vos draps.

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